Chant Lyrique

Œuvres vocales accompagnées au piano par la classe de chant lyrique du conservatoire. 3 performances différentes à 20h, 20h30 et 21h

Nuit, mystère, mélancolie, voici les maîtres-mots de l’intervention musicale de la classe de chant du Conservatoire à Rayonnement Départemental Claude-Debussy pour cet événement. Des mélodies chantées par des personnages vivant la solitude, ainsi que des ensembles créant un univers obscur et intrigant proposent un voyage sonore à l’époque du mouvement artistique du symbolisme, grâce à un répertoire musical composé dans le dernier quart du 19ème siècle.

Dans Les Nymphes des Bois de Delibes (1885), sur une poésie de Charles Nuitter, les nymphes s’enivrent de la douce brise, de la source qui coule sur la mousse, du murmure de l’oiseau et sont émerveillées par l’écho de leur voix qui résonne au fond des bois. Ce morceau ouvre le concert par ses couleurs sereines mais quelque peu énigmatiques, et le piano, d’un mouvement fluide et régulier fait entendre l’eau qui coule et le vent dans les feuilles. Fauré, sur un poème de Romain Bussine, écrit en 1877 la mélodie Après un Rêve, mêlant, sur un thème d’un lyrisme mélancolique, bien-être et peine, clarté et obscurité, contentement et déception. « Tu m’appelais et je quittais la terre, pour m’enfuir avec toi vers la lumière. Ô Nuit, rends-moi tes mensonges, reviens ! »

Nuit d’Etoiles a été composée par Debussy en 1880 sur une poésie de Théodore de Banville, laquelle même poésie avait déjà été mise en musique par Widor en 1872. Deux illustrations sonores de cette fameuse « triste lyre qui soupire » et de ces étoiles qui sont des yeux, proposent par une palette d’une « sereine mélancolie » de « rêver aux amours défunts ».

Théodore de Banville encore a écrit La Nuit, si calme mais sensiblement étrange, pendant laquelle « tout souci s’enfuit, on se sent vivre sans inquiétude » : Hahn a su créer sur ce texte presque religieux une atmosphère musicale quasi immobile, à la tonalité très douce et à la lumière tamisée. Dans Nuit Persane, de 1891 sur un texte d’Armand Renaud, Saint-Saëns a réservé un moment magique : Les Cygnes. « Ton coeur est un lac d’amour, dont mes désirs sont les cygnes. Vois comme ils en font le tour, comme ils y creusent des lignes. » Cette mélodie ouvre un monde onirique, alliant calme olympien et sensualité.

Eugène Adenis-Colombeau propose le poème Chère Nuit, dont s’empare pour l’éternité Bachelet en 1897 : « Chère nuit aux clartés sereines, toi qui ramènes le tendre amant, mon bonheur renaît sous ton aile, Ô nuit plus belle que les beaux jours : Ah lève-toi ! » D’une apparente tranquillité, cette œuvre se teinte d’une impatience tourbillonnante et offre une beauté pure et charnelle en même temps. La Nuit de Saint-Saëns, écrite en 1900 sur une poésie de Georges Audigier, incarne le mystère : les voix y sont presque sans éclat, d’un timbre discret et retenu, pour ne rien gêner : « On entend se parler les choses. ». « Et tandis que blanchement luit la lune, le corps s’endort, l’âme s’enfuit. »
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La classe de chant du CRD est composée d’une dizaine de chanteurs étudiants, suivant le cursus de chant lyrique proposé en trois cycles, dont le troisième cycle professionnalisant qui est récompensé par le DEM, le diplôme d’études musicales. Le répertoire abordé lors des études est essentiellement partagé entre d’un côté le concert avec le Lied et la mélodie (œuvres pour un chanteur et un pianiste composées sur un poème) et de l’autre la scène avec l’opéra et l’opéra-comique (pièces de théâtre chantées par des solistes et un chœur accompagnés d’un orchestre).

Le travail technique du chanteur consiste à développer une résonnance brillante et homogène de la voix sur toutes les voyelles et toute la tessiture, afin que le timbre porte loin dans une salle, sans micro, ainsi qu’à lier les notes et les mots dans un même souffle, stable et posé, dans une recherche de la phrase « legato » propre au bel canto, le beau chant italien. Par ce savoir-faire de la mise en vibration du corps, le chanteur trouve son identité vocale, puis par un élancement et un engagement physiques, ainsi que par une expressivité du mot, de la face et des gestes, il crée sa dimension d’artiste interprète.

Les chanteurs bénéficient du soutien d’un pianiste accompagnateur spécialisé dans le répertoire vocal, appelé chef de chant, lequel peut jouer des réductions de partitions d’orchestre au piano, et aussi adapter en les transposant des mélodies dans des tonalités idéales à chaque voix.

La classe de chant cette année propose un concert d’airs d’opéra-comique au mois de mars, puis une autre prestation au mois de juin dans un répertoire d’airs d’opéra et de mélodies sur le thème du boléro.

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